Agriculture conventionnelle vs agriculture biologique : que doit-on garder de ces modèles ?

Depuis les années 1980, l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle sont les deux modes de production présents, en France et dans le monde. La consommation de produits bio est par ailleurs exponentielle en France, se développant dans toutes les catégories de produits, sans pour autant dominer les produits traditionnels. Mais l’agriculture biologique est-elle réellement meilleure que l’agriculture conventionnelle ? Quels sont les principales différences et points d’ombre à propos de ces modes de production ? On vous en dit un peu plus…


Quelques définitions s’imposent


L’agriculture dite conventionnelle est l'agriculture la plus présente dans le monde, elle regroupe toutes les pratiques agricoles traditionnelles, excluant l'agriculture biologique. En effet, celle que l’on appelait originellement « agriculture intensive » est apparue au lendemain de la Première Guerre mondiale, répondant à la perte de main d’œuvre liée aux décès d’une grande partie de la population rurale. Cette pratique s’étend progressivement à l’international après la Seconde Guerre mondiale, en particulier grâce à des subventions offertes par les occidentaux et des promesses de rentabilité. Les deux guerres mondiales ont fortement contribué à l’amélioration des connaissances en chimie, et donc permis la mise en place de techniques agricoles plus performantes.


Aujourd’hui, l’agriculture conventionnelle peut être définie comme une agriculture pour laquelle l’utilisation de produits chimiques est autorisée pour traiter et prévenir des maladies mais aussi des insectes nuisibles aux cultures.


Lire aussi : https://www.foodologic.fr/post/agroecologie-de-quoi-parle-t-on


L’agriculture biologique a, elle, été reconnue plus tardivement en France. Bien qu’initiée dans les années 1920 par un mode alternatif de production agricole favorisant le respect des équilibres naturels, elle n’a été admise officiellement qu’en 1981. En effet, ce sont les pouvoirs publics français qui ont reconnu l’agriculture biologique, générant la constitution d’une commission nationale en charge de son organisation et de son développement.


L’agriculture biologique peut donc être définie comme une agriculture ayant recours à des pratiques de culture et d'élevage soucieuses du respect des équilibres naturels, excluant l'usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limitant les intrants. Les pesticides et engrais d'origine naturelle sont cependant autorisés, comme le cuivre qui commence à être pointé du doigt. La rotation des cultures et le bien-être animal sont également mis en avant.




Les avantages et les inconvénients de chaque type d’agriculture


Faisons à présent un bilan comparatif de ces deux types d’agriculture, en réalisant une synthèse de leurs avantages et inconvénients.


Nous constatons ici des avantages et des inconvénients à chacun des deux modes de production, principalement pour les producteurs (rendement, coût) mais également pour l’Homme et plus généralement pour la planète et sa biodiversité (pollution, destruction). Il est important de préciser que ces deux modes d'agriculture sont nécessaires pour pouvoir nourrir la planète entière. En effet, bien que l'agriculture biologique prenne chaque année une part plus importante dans l'agriculture mondiale, celle-ci à elle seule ne pourrait pas alimenter tous les êtres humains, faute de rapidité dans les rendements.

Comparaison agriculture Foodologic
avantages et inconvénients des agricultures conventionnelle et biologique

Mais existe-t-il un voie alternative ?


L’agriculture biologique est aujourd’hui en plein essor en France : augmentation des terres engagées dans le bio, augmentation de la consommation de produits bio et création de nouveaux emplois. Les exploitations bio représentent près de 10% du total sur le territoire français. Le gouvernement français contribue d’ailleurs fortement à cette transition en proposant différents dispositifs tels que l’aide à la conversion, l’aide au maintien mais également un crédit d’impôt favorable.


Cependant, bien que l’agriculture biologique soit très prometteuse et que son impact environnemental n’ait rien à envier à l’agriculture conventionnelle, celle-ci a des limites. En effet, elle reste plus complexe à mettre en place. De plus, le rendement est rapidement limité car le travail sur une surface égale est beaucoup plus important en biologique qu’en conventionnel, ce qui demande énormément d’entretien. Pour les producteurs, il paraît donc plus simple de faire de l’agriculture conventionnelle pour des raisons logistiques, légales et financières. En effet, convertir une exploitation agricole traditionnelle pour réaliser de l’agriculture biologique prend du temps et peut coûter très cher (assainissement des terres, obtention de la certification AB). Difficile donc de choisir… mais existe-t-il un intermédiaire ?


Nous faisons aujourd’hui face à l’apparition d’un nouveau type de production : l’agriculture raisonnée. Même si toute l'agriculture ne se convertit pas au bio, les agriculteurs portent de plus en plus d'attention à la manière dont ils cultivent leurs terres.

Par exemple, ces exploitations :

  • comptabilisent leurs intrants ;

  • réduisent leur utilisation de produits non naturels à leur strict nécessaire ;

  • mettent en place des roulements de cultures afin de préserver le sol et veiller au bien-être des animaux ;

  • adhèrent à des labels de protection de l'environnement (exemple : label « au cœur des sols », "Haute Valeur Environnementale"...)

  • utilisent des outils diagnostics permettant l’intervention de l’agriculteur que lorsque c’est vraiment nécessaire ;


Lire aussi : https://www.foodologic.fr/post/agroecologie-de-quoi-parle-t-on


Comment Foodologic prend en compte le type d’agriculture des produits ?


Chaque agriculture a ses avantages et ses inconvénients. Sans parti pris, Foodologic donne l'opportunité de trouver un débouché à la fois aux produits issus de l’agriculture conventionnelle et biologique. L'axe prioritaire selon nous : considérer que toute matière produite mérite d’être consommée, et non gaspillée.

En revanche, ce critère est bien pris en compte dans les filtres d'annonces et l’estimation des prix proposés par notre simulateur de prix, relié directement à la base de données RNM. Il permet ainsi d’estimer en temps réel le prix des produits, selon sa variété, son type d’agriculture mais également d’autres nombreuses caractéristiques (hors calibre, difforme etc.).



Sources :

https://agriculture.gouv.fr

https://www.inrae.fr

http://www.agribio-aquitaine.fr