Les fruits et légumes les plus touchés par les pertes au champ


Salades et légumes verts

Les pertes au champ ou constatées au stade de production s’élèvent à 32% du total en poids* des produits. Elles s’expliquent par les tonnages perdus lors de la récolte, le tri (défauts de calibres et d’aspects) ou les pertes au stockage. D’autres facteurs interviennent également et sont le fruit non seulement de la production mais des décisions prises en aval. Selon l’ADEME (Agence de la Transition Ecologique), les légumes les plus touchés par les pertes au champ sont les salades, les choux-fleurs, les endives et les oignons. Dans une moindre mesure, les carottes, haricots verts, petits pois, tomates et melons sont aussi touchés. La filière fruitière n’est pas en reste avec les bananes, les pêches, nectarines, prunes et abricots ainsi que les cerises, pommes, poires et fraises. Tour d’horizon des produits les plus touchés et des raisons qui poussent le producteur à les laisser au champ ou les détourner de leur fonction initiale.


La pomme de table : première recalée sur les critères aspect, calibre et forme


Les fruits et légumes « moches »


Si les denrées sont trop petites, grosses, déformées, disgracieuses, elles sont considérées comme hors-calibre et écartées. Elles peuvent avoir été récoltées un peu trop tôt ou trop tard, avoir poussé naturellement avec des calibres différents ou être disgracieuses du fait d’agressions de l’environnement (attaques de bio-agresseurs ou soumission aux intempéries). La perte est enregistrée au stade de la production, mais la distribution et les consommateurs ont un impact considérable dans la perte de ces denrées alimentaires dans la construction des contrats et le choix des produits qu’ils souhaitent acheter.


Les pommes de table : championnes des recalées en tonnage

Pommes Granny Smith

Les fruits et légumes concernés sont surtout les tomates (39% de la production), les salades de première gamme (20%), les endives (16%), les choux-fleurs (12%), les cerises (15%), les pêches, nectarines, prunes et abricots (13%). Dans une moindre mesure avec une proportion de 2 à 10%, on retrouve également : les bananes (11%), les pommes de tables (9,6%), les fraises (9%), les oignons (8%), les poires de table (7,6%), les carottes (5,8%), les melons (2%). En tête, concernant les tonnages, on retrouve la pomme de table. En effet, 9,6% de la production revient à écarter 154 000 tonnes !


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Surproduction : la salade, victime de sa fraicheur


Des volumes contractualisés ou des pénalités


Les maraîchers et les producteurs de fruits passent parfois des contrats avec des clients en aval, que ce soient des transformateurs ou des distributeurs. Pour s’assurer de la livraison du tonnage adéquat, les contrats stipulent souvent le volume de denrées livrables …. et les pénalités, si elles ne sont pas livrées.

Le producteur est ainsi dans l’obligation de produire plus que ce qui est prévu sur le papier, quitte à détruire ou détourner sa production de son objectif initial. La surproduction de fruits et légumes provoque ainsi des pertes importantes : - 10 à 11% en pêches, nectarines, abricot (49 000 tonnes) et oignons (45 000 tonnes). - 5% de la production avec 13500 tonnes en carottes et 18000 tonnes en salade. - Environ 1 à 4 % en pommes de tables (280 000 tonnes) et poire de table (5 300 tonnes). - 1% en endives (1 500 tonnes).


Le manque de circuit de valorisation

Tomates

En cas de surproduction, les producteurs font face à un manque de circuits de valorisation de ces produits. Une partie est laissée au champ, une autre transformée et une dernière est détournée de l’alimentation humaine. Mais la majeure partie de ces fruits et légumes est consommable, qu’ils soient hors calibres ou non.



L’écoulement de cette production peut s’avérer délicate, du fait : - Des tonnages indéfinis. - De délais impartis courts pour garantir la fraîcheur.

L’ADEME compte ainsi plus de 10% des pertes concernant les tomates (7 300 tonnes), 5% pertes concernant les salades (18 000 tonnes) et 1 à 2% pour les melons (5 300 tonnes), et les endives (1 500 tonnes).

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Stockage et conservation : le casse-tête des fruits pourris


Les défauts liés à des agressions de l’environnement sont souvent amenés à se développer en moisissures ou pourritures diverses. En plus de l’aspect visuel, il serait dommageable de commercialiser ces denrées d’un point de vue sanitaire. Elles peuvent contaminer tout le stock de produits et occasionner des gênes gastriques chez ceux qui les ingèrent.

Bien que la plupart de ces produits soient écartés lors de l’opération de tri, il existe une infime chance de retrouver encore quelques fruits ou légumes pourris dans le stock de produits. Ainsi 72 000 tonnes de pommes de terre (3% de la production) sont perdues par ce biais. Cela peut être lié à une manutention trop brusque, notamment pour les pommes ou un transport voire un stockage inapproprié pour les denrées fragiles comme les tomates. Ainsi 10% des pertes sont liés à des problématiques de stockage et de transport pour ces dernières. Les bananes souffrent quant à elles d’une perte de 7 000 tonnes (3%), les fraises de 1000 tonnes (2%), les cerises de 900 tonnes (3%). D’autres produits sont concernés comme les oignons, les pommes et poires de tables.


La pommes de terre et le haricot vert : des pertes liées à la mécanisation de la récolte

Pommes de terre

Beaucoup de travaux mécaniques sont possibles sur les cultures maraîchères et fruitières. La préparation des sols, la protection phytosanitaire ou la taille des arbres en sont de bons exemples. La culture de la pomme de terre ou des haricots verts bénéficie de ces avancées technologiques au niveau de la récolte.

L’économie en temps et en main d’œuvre est l’un des avantages de cette récolte en un seul passage. Un tri manuel est toutefois nécessaire pour écarter les denrées non conformes, soit sur la machine, directement au champ (haricot), soit après la récolte (pommes de terre). Mais elle provoque encore 3 à 4 % de pertes, ce qui représentent 158 000 tonnes pour la pomme de terre et 24 000 pour les haricots verts.


Source : rapport de l’ADEME

https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/pertes-et-gaspillages-alimentaires-201605-rapport.pdf consulté le 7 décembre 2020