Les fruits et légumes d'avril


En avril, les fleurs s’ouvrent, le printemps est bien en place et les arbres fruitiers se préparent à nous offrir de bons fruits pour les mois à venir.

Vous allez réussir à vous faire plaisir avec les nouveaux venus du mois d’avril.


Les légumes

Avril est le mois où de nouveaux plaisirs apparaissent. Les concombres, les asperges, et les pois gourmands offrent de nombreuses possibilités de salades. Quoique, il est possible pour les deux derniers de les consommer cuits.

Mais en ce mois, c’est l’artichaut qui trône sur les étals et fait fondre nos cœurs.

Si vous préférez les légumes d’hiver, vous pouvez encore profiter des choux, des endives, des navets et des poireaux.

Les champignons sont toujours là, avec les radis, le fenouil, les épinards, l’ail et l’oignon.


Les fruits

En avril, les fruits sont les même que pour le mois de mars.

On retrouve en plus la rhubarbe. Encore un peu de patience avant de déguster de bonnes fraises de nos régions.



Focus sur l'artichaut...

Courge butternut

Disponible une grande partie de l’année, l’artichaut se consomme principalement cuit. Il existe de très rares variétés qui se consomme crues.

Dérivé du chardon, il est très riche en fer et en vitamine C. Il apporte également beaucoup de minéraux.

L’artichaut se classe en deux catégories principales : les blancs et les violets.


Les blancs sont les plus connus et les plus trouvés avec leur coloration verte. On retrouve principalement le Camus breton, le Blanc Hyérois également appelé le Macau, le Castel ou le Calico.

Les violets ont une forme plus conique avec des feuilles de petites tailles. C’est cette variété qui peut se manger aussi bien crue (avec une bonne vinaigrette) que cuite. Le plus connu est le Violet de Provence, le Salambo, le Violet de Gapeau.


La production d’artichaut demande un climat plutôt tempéré, c’est pourquoi la Bretagne est la championne avec environ 85% des 40 000 tonnes de la production française. Ensuite c’est essentiellement le Languedoc-Roussillon qui produit 11% des artichauts. En Europe, la France est le troisième producteur très loin derrière l’Italie qui est le premier producteur mondial d’artichaut.


L’artichaut est principalement gaspillé à cause des calibres imposés. En effet, il conserve plutôt bien mais pour pouvoir se retrouver sur les étals, il doit avoir une apparence délicate.

De plus, le gaspillage se fait lors des préparations culinaires où les feuilles sont souvent oubliées pour consommer le cœur de l’artichaut.


L'histoire de l'artichaut


L’artichaut a comme ancêtre le chardon sauvage. Les premières traces d’artichaut sont retrouvés en Italie pendant la Renaissance. Ce légume est le fruit de multiples croisements botanique qui ont permis l’apparition de l’artichaut.

C’est un légume très souvent associé par le passé à l’homme de pouvoir. En France, c’est Catherine de Médicis qui importera l’artichaut qui sera produit en masse par les jardiniers de Louis XIV.

Mais l’apparition du best-seller français, le Camus de Bretagne, date de 1810 chez un agronome parisien.



Un fruit d'hiver

Très peu calorique, la rhubarbe connait son heure de gloire. Bien que consommée principalement cuite, elle se divertit dans différentes formes : tarte, compote, confiture ou encore crumble.

La rhubarbe se retrouve sous forme de tige, souvent rosé, et propose un goût très typique. Attention les feuilles de rhubarbe ne sont pas à consommer car elles peuvent être toxiques, c’est seulement la tige que l’on retrouve en vente.



Quelles sont donc ces variétés ?


Il n’existe pas à proprement parler de variétés de rhubarbe. Vous retrouvez à peu près la même sur tous les étalages. Ce qui peut varier, ce sont principalement les hybrides qui permettent une meilleure production.

Si vraiment vous souhaitez les classifier, ce sera plutôt en fonction de la couleur des tiges. Certaines seront plus vertes quand d’autres seront rouge carmin.


La production de rhubarbe n’a pas de lieu principal. En effet, elle peut être produite dans tous les coins de la France et c’est le cas. Toutefois, elle est très présente dans le Nord et l’Est de la France.

C’est assez simple, le mode de culture est sous forme de multiplication par éclat de souches. Une fois planté, la souche produit très rapidement la plante rustique pouvant monter à un mètre de hauteur. Mais la spécificité de la production est sa récolte qui doit se faire à la main en arrachant les tiges hors de terre. C’est pourquoi, elle est également très présente chez les jardiniers amateurs.


Le gaspillage de la rhubarbe se retrouve au niveau de l’aspect. Si la couleur caractéristique n’est pas au rendez-vous, les tiges sont jetées. C’est également le cas si ces dernières sont trop petites pour se regrouper en botte. Les feuilles, quant à elles étant toxiques, elles ne seront pas à consommer et pourront servir de compost.



L'histoire de la rhubarbe