Les fruits et légumes de juillet


Le mois de juillet est pour beaucoup synonyme de vacances. Plus de temps pour se reposer, cuisiner, et flâner sur les marchés locaux : le moment idéal pour déguster fruits et légumes de saison !


Quelques nouveautés sur notre calendrier du mois du côté des légumes, avec l’apparition de l’artichaut, de l’ail mais aussi du maïs, de quoi se régaler et donner du goût à nos plats estivaux. Les légumes du soleil persistent évidemment, ainsi que la blette, le champignon, les haricots verts ou encore les pois gourmands. La salade et les radis, à consommer cru, sont aussi là pour rafraîchir nos repas.


Quant aux fruits, ils sont à l’honneur ce mois-ci ! Qu’ils proviennent directement des arbres ou bien des étals, ils sont gorgés de soleil et savoureux. Les fruits à noyaux dominent particulièrement : abricots, pêches, prunes ou cerises. On retrouve également les fruits rouges, à déguster sans faim, ainsi que le melon et la figue.



Place à notre légume du mois !


Le maïs est une grande plante herbacée cultivée comme céréale ou plante fourragère.

Elle est semée au printemps et fleurit en été. C’est en effet à ce moment que se forme l’épi, qui est la fleur femelle. Ensuite, on la récolte à différents moments selon l’utilisation voulue. La pleine saison de dégustation du maïs est le mois de juillet. Cependant, le maïs doux peut être récoltée entre juillet et octobre, après 90 jours de culture. Il se consomme cuit : blanchi, à la vapeur, au micro-ondes ou grillé. A croquer ou caramélisé, le maïs est riche en fibres, vitamines, et magnésium et apporte une diversité d’oligo-éléments (fer et zinc).


Le maïs se décline en 3 variétés caractérisées par le type de grain, et élaborées selon le type de sol et les conditions climatiques. On distingue donc 3 types de grain différents :

  • Denté (variétés à floraison tardive) : grain long et assez plat présentant une dépression au sommet et une part importante d'amidon tendre (plus adapté à l'alimentation animale) ;

  • Corné (variétés à floraison précoce) : grain lisse, brillant, de forme arrondie constitué d'amidon dur et vitreux ;

  • Corné denté : combinaison génétique des deux types précédents aboutissant à un grain aux caractéristiques intermédiaires ;


L’amidon du maïs est lui aussi utilisé : industrie de la papeterie et du plastique biodégradable, fabrication de médicaments etc. De plus, fermenté ou distillé, il peut produire de l’éthanol. Le maïs pourrait donc être une piste pour la création d’un carburant naturel et renouvelable.



La France, grande championne du maïs


La France produit chaque année près de 13 millions de tonnes de maïs grain. La France est le 2e producteur et 2e exportateur européen de maïs doux en conserve, mais aussi 1er producteur européen et 1er exportateur mondial de maïs semence. Globalement, la France est le 3ème producteur mondial de maïs après les États-Unis et la Hongrie. Les deux tiers de cette production sont exportés dans l'Union Européenne, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni. En France, le maïs grain servant à l’alimentation animale est produit dans le Sud-Ouest et le Poitou-Charentes. Le maïs fourrage ou céréale, base de l’alimentation bovine est produits dans les régions Pays de la Loire et Bretagne. Enfin le maïs doux, destiné à l’alimentation humaine, est produit principalement en Aquitaine et Midi-Pyrénées, à partir de variétés choisies pour la qualité de leurs grains à peau fine et à saveur sucrée.


Le maïs n’est pas le légume le plus gaspillé puisqu’il peut facilement être orienté vers des usages autres que l’alimentation humaine : alimentation animale, fourrages, industrie etc.

En revanche, la plupart des individus ne consomment pas l’épi entier, mais simplement les grains. Il peut cependant être recyclé, par exemple en réalisant du bouillon, car l’épi est très savoureux, dégageant un goût sucré.



L’histoire du maïs


Le maïs est originaire du Mexique et représentait l’ingrédient phare de l’alimentation des Amérindiens. Dans les civilisations d’Amérique centrale et méridionale, le maïs était divinisé, considéré comme l'enfant des dieux, symbole de vie. C’est avec la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb que le maïs a peu à peu été introduit en Europe. Néanmoins cette céréale nouvelle ne se diffuse que lentement et son origine se perd rapidement puisque chaque localité croit qu'il est issu d'une contrée voisine. Les semences hybrides et transgéniques ont émergé peu à peu à partir du XXe siècle, ce qui a fait du maïs le symbole de l’agriculture. C’est aujourd’hui la première céréale cultivée dans le monde devant le riz et le blé.


Il prend le melon en juillet !


Le melon est l’un des fruits préférés des français.

Il pousse sur une liane rampant le long du sol, à vrilles et à grandes feuilles de couleur bleu-vert. Sa culture se fait par semis de graines. D’abord sous abris (chauffés puis froids), de mi-avril à août, le melon est ensuite cultivé en plein champ de mi-juillet à début octobre. Ce mode de culture représente plus de 50% des surfaces cultivées.

La pleine saison du melon s’étend de juin à septembre. La récolte a lieu selon les différentes variétés et types de cultures. Elle se fait à la main, tôt le matin, aux heures les plus fraîches de la journée pour ne pas l’endommager. Le melon se consomme surtout comme un fruit, cru, mais peut également agrémenter des préparations salées, parfois cuit. Il est riche en fibres et en vitamine B9.



Les variétés de melon


Il y a deux grandes variétés de melon, le charentais jaune et le charentais vert. Le charentais jaune est le plus consommé par les français, avec sa peau vert clair et sa chair orange, sucrée et juteuse. Le charentais vert est lui moins parfumé, et sa chair plus croquante. Sa robe reste vert clair à la maturité.

Le terme « charentais » ne désigne d’ailleurs pas l’origine géographique du melon, mais bien un type de produit, puisque le melon peut être cultivé dans différentes régions, en France mais aussi en Espagne ou au Maroc par exemple. Il est donc préférable d'attendre le mois de juillet pour consommer des melons, plus locaux.


Nous pouvons tout de même retrouver d’autres variétés de melon telles que le « brodé américain », les « brodés italiens », le « canari », le « galia » ou encore le « peil del sapo », ayant tous des formes et des couleurs différentes.


La production de melon (à destination du frais et hors transformation) s’étend à 266 140 tonnes par an en France. Le melon est produit principalement dans trois régions géographiques : le bassin Sud-Est (44%), la région du Centre-Ouest (32%) et le bassin Sud-Ouest (23%). En Europe, la France est le troisième producteur de melon après l’Espagne et l’Italie.

Le melon, tout comme la pomme ou la banane, est un fruit qui dégage de l’éthylène, un gaz entraînant une maturation naturelle.

Cela signifie donc qu’il a une durée de conservation limitée, ce qui peut entraîner du gaspillage si celui-ci n’est pas consommé rapidement. De plus, les melons sont triés selon leur calibre mais également leur taux en sucre.



L'histoire du melon


Le melon provient probablement d’Afrique, cultivé par les égyptiens cinq siècles avant notre ère. Il s’étend ensuite en Grèce puis en Italie, consommé comme légume car très petit et peu sucré. C’est à la fin du XVIe siècle que le melon se répand largement dans le midi de la France. Un siècle plus tard, l’Anjou et la Touraine le produisent pour la Cour. Mais c’est finalement la Charente qui devient l’une des plus importantes régions productrices de melon, raison pour laquelle la variété la plus consommée aujourd’hui se nomme le charentais.



Une recette anti-gaspi avec ces variétés


Quoi de mieux au mois de juillet qu’une bonne recette bien fraîche mêlant le croquant du maïs avec le goût sucré et la texture fondante du melon. En plus, celle-ci est sans contenant ou emballage car on utilise le melon comme assiette ! Voici ce qu’il vous faut pour 4 personnes :

  • 4 melons

  • 12 bâtonnets de surimi

  • 400g de maïs

  • 250g de tomates

  • 1 concombre

  • Sel, poivre

  • La sauce de votre choix


Préparation

  1. Couper le haut du melon, retirer les graines et vider la chair à l’aide d’une petite cuillère

  2. Couper la chair du melon et le surimi et égouter le maïs

  3. Laver et couper les tomates, éplucher et couper le concombre

  4. Mélanger tous les ingrédients dans le saladier et assaisonner à votre convenance

  5. Remplir les coques de melon avec le mélange et réserver au frais


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