Les fruits et légumes de juin


Le mois de juin arrive enfin, apportant avec lui l’été, le soleil et la chaleur. Soleil est aussi synonyme de nouveaux fruits et légumes de saison, colorés et gorgés de saveurs. De quoi raviver tous nos sens !


Les légumes

En juin les légumes du soleil continuent de prospérer, nous rappelant tant de bons souvenirs estivaux. Les haricots verts et la blette font également leur grand retour, tous deux à consommer cuits. Pour les journées plus chaudes, rien de mieux que les légumes crus comme la tomate, le concombre, les radis et même le chou-fleur pour se rafraîchir.

Les artichauts, les asperges, les champignons, les plantes herbacés ou les pois gourmands sont toujours là, et offrent tant de possibilités pour nos papilles !


Les fruits

Les fruits à noyau arrivent en juin, en commençant par les cerises et les abricots, à croquer tendrement. Les melons aussi réapparaissent, pour notre plus grand bonheur. Enfin, les fraises, les pamplemousses et la rhubarbe restent dans nos étals, car on ne s’en lasse pas !


Un légume très présent

Le concombre est produit en France toute l’année, mais la pleine saison s’étend de mars à octobre car il aime la chaleur. En revanche, l’avantage de la récolte estivale est qu’elle est en majeure partie cultivée dans la terre, contrairement à d’autres périodes où il est hors sol. Ce légume, composé à plus de 95% d’eau, est riche en potassium et très apprécié des Français. Consommé majoritairement cru, il peut toutefois se cuisiner cuit.


Le concombre est une cucurbitacée, au même titre que les courges. On en distingue trois types. Tout d’abord, le concombre « hollandais » est le plus répandu puisqu’il représente 80% de la production française, c’est généralement celui que l’on retrouve bien calibré dans nos supermarchés. Il y a également le concombre épineux qui, comme son nom l’indique, présente certaines épines sur la peau, et ressemble à un cornichon. Il est plus amer que le précédent et se consomme principalement dans le midi de la France. Enfin, nous avons le mini concombre, goûteux et idéal pour picorer.

Il y a évidemment d’autres variétés plus exotiques telles que le concombre arménien, le ti-concombre antillais ou encore le concombre porte-corne ou métulon.


La France est le 4ème pays européen producteur de concombres, avec près de 130 000 tonnes par an. 95% de la production française de concombre est effectuée sous serre. La région de production phare est le Val de Loire, avec près d’un tiers de concombres produits, principalement le long de la Loire, d’Orléans et de Nantes. D’autres importants bassins de production sont à recenser dans le Sud et l’Est.


La plus grande source de gaspillage du concombre est le tri. En effet, le concombre, et particulièrement le concombre « hollandais » classique, subit une sélection très forte en termes d’apparence liée au cahier des charges de la grande distribution : il doit être long, lisse et droit. Cependant, le concombre peut pousser de façon difforme et ne répond donc plus aux attentes du distributeur.


L’histoire du concombre


Né en Inde, le concombre s’est très tôt étendu vers la Chine et le Moyen-Orient, puis cultivé sur les bords du Nil, en Égypte. Les égyptiens utilisaient en effet ce légume comme offrande à leurs dieux. Les Hébreux et ensuite les Grecs et les Romains apprécient ce met, malgré sa forte amertume. En France, les premières traces du concombre remontent au 9ème siècle, Charlemagne ayant fait ordonnance de cette culture dans ses domaines. Au 17e siècle, Louis XIV en était lui aussi très friand, raison pour laquelle son jardinier développera la production sous serre. C’est d’ailleurs de cette manière que le concombre est principalement cultivé de nos jours.


L'abricot est de retour !

L’abricot apparaît lorsque le soleil s’installe pour de bon, à partir de juin jusqu’à la fin de l’été. Il a besoin de chaleur pour croître mais sa conservation est courte et demande de la fraîcheur. Ce fruit riche en fibres et en vitamines regorge de bienfaits pour notre organisme. Sa peau douce et sa chair tendre, ainsi que son faible apport en calories, forment le combo fuité parfait, à croquer à pleine dent peu importe le moment de la journée.


L’abricot peut se décliner en trois grandes variétés, selon leur cycle de croissance. Les variétés précoces par exemple, sont les premières à produire, réchauffées par le soleil provençal. Il y a notamment l’Orangered, représentant la moitié des variétés précoces produites, mais aussi le Tom Cot. Il y a ensuite les variétés de saison, où le cœur de la production s’effectue dans les deux premières décades de juillet. Le Rouge du Roussillon est particulièrement connu pour la préparation de confitures, et pousse dans les Pyrénées-Orientales. Enfin les variétés tardives apparaissent, généralement à partir de mi-juillet. L’Orangé de Provence par exemple se cultive dans la région des Baronnies et du Ventoux. Il y a également le Bergarouge ou encore le Bergeron.


Toutes ces variétés peuvent à la fois se consommer nature mais aussi cuites en compotes, en confiture ou autre.

La France est 2ème producteur d’abricot en Europe, derrière l’Italie et devant l’Espagne, avec plus de 125 000 tonnes par an. C’est très majoritairement dans le sud de la France que les abricots sont produits, et plus précisément dans le Sud-Est (98%) : Rhône-Alpes (53%), Languedoc-Roussillon (29%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (16%).


Le taux de perte pour les pêches, nectarines, prunes et abricots est de 16%, représentant l’un des taux les plus élevés dans la catégorie des fruits pour l’alimentation humaine. Les principales causes de gaspillage et de pertes de l’abricot est le fait que le fruit se conserve très peu de temps et s’abîme donc très rapidement. Elle provient donc à la fois des producteurs, des distributeurs mais aussi des consommateurs qui n’ont pas encore le réflexe de transformer et réutiliser un produit abîmé.


L’histoire de l’abricot


Originaire de Chine, l’abricotier poussait à l’état sauvage il y a 5 000 ans. Il fut introduit en Occident par Alexandre le Grand qui emprunta la célèbre Route de la Soie. Les Arabes le propagèrent par la suite dans tout le bassin méditerranéen, notamment dans le sud de l’Espagne. Le climat, particulièrement favorable, permit à l’abricotier de s’implanter durablement. Dans son Traité des arbres fruitiers, Duhamel du Monceau dénombre ainsi treize espèces d’abricots.


Une recette antigaspi avec ces variétés


Nous restons en ce mois de juin dans les recettes rafraîchissantes, avec cette idée de salade mêlant à la fois la légère amertume du concombre et la douceur et le sucré de l’abricot, parfait pour une lunch box ou une soirée d’été.


Simple et rapide, voici les ingrédients nécessaires pour 4 personnes :

  • 1 concombre entier

  • 4 abricots (ou 8 abricots secs)

  • 1 yaourt nature

  • 1 bouquet de menthe fraîche

  • 1 gousse d’ail

  • Sel et poivre


Préparation


  1. Éplucher le concombre, le couper en dés et verser dans un saladier

  2. Couper les abricots en petits morceaux, et les ajouter au concombre

  3. Verser le yaourt

  4. Ajouter la menthe hachée, l’ail écrasé, le sel et le poivre

  5. Mélanger le tout et réserver au frais jusqu’au service


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