Production de fruits et légumes en France : où se situe-t-on ?


Les fruits et légumes constituent les éléments de base d’une très grande partie de l’alimentation mondiale. On en retrouve dans tous les pays, et chacun cultive des variétés différentes selon sa terre, son climat et son développement. Ces produits sont ensuite consommés sur place mais également exportés, ce qui permet aujourd’hui de trouver pratiquement toutes les variétés dans tous les pays. La France fait partie des plus grands producteurs de fruits et légumes, dans l’Europe et dans le monde. Mais que cela représente-il ? Quels sont les produits phares, les acteurs et les labels de la production de fruits et légumes en France ?


Des chiffres conséquents


La France est le 3ème producteur de fruits et légumes au sein de l’Union Européenne, après l’Italie et l’Espagne. En volume, cela représente plus de 15 millions de tonnes, réparties en 5,9 tonnes de légumes, 2,7 tonnes de fruits, et près de 7 millions de tonnes de pommes de terre. En valeur, cette quantité représente 8,1 millions d’euros à la production, soit 11% de l’agriculture française.

En 2010, on comptait en France environ 30 800 producteurs de légumes répartis sur 202 000 hectares, et 27600 producteurs de fruits, répartis sur 160 000 hectares.


Le légume le plus cultivé en France est la pomme de terre, largement devant les autres. On retrouve la tomate en deuxième place (800 000 tonnes) et la carotte en troisième place (580 000 tonnes).


En ce qui concerne les fruits, c’est la pomme qui obtient la première place, elle aussi haut la main, avec près d’1,4 millions de tonnes produites. La pêche nectarine est deuxième avec 200 000 tonnes environ.


Il est important de distinguer deux types de produits au sein de la filière fruits et légumes : les produits frais et les légumes transformés. En effet, près d’un tiers des volumes de la production nationale est destiné à la transformation. Plus précisément, il s’agit de 39% de la production de légumes et 15% de la production de fruits. Par exemple, 820 000 tonnes nettes de légumes transformés sont produites chaque année. Les produits phares sont les haricots et pois (58%) et les épinards et carottes (29%), mais l’on retrouve aussi la pomme de terre, la tomate ou le champignon. Chez les fruits, les plus transformés sont le pruneau et le bigarreau.


On retrouve 144 unités de transformation en France, générant près de 30 000 emplois directs. Le frais, lui, représente 75 000 entreprises en France, générant près de 450 000 emplois directs, dont 250 000 emplois saisonniers.


Zoom sur la pomme de terre


Le point fort de la France ? Les pommes de terre. En effet, la France est le 2ème producteur européen après l’Allemagne et 4ème producteur au monde de pommes de terre à l’état frais.


Cela représente un volume de 6,95 millions de tonnes de pommes de terre de consommation, soit un volume supérieur à la totalité de la production des légumes français. Ajouté donc aux 8,6 millions de tonnes fruits et légumes déjà comptabilisées, la France produit finalement plus de 15 millions de tonnes par an.


Elle est par ailleurs le premier exportateur de pomme de terre à l’état frais. 19 850 producteurs de pommes de terre sont recensés en France, répartis sur 165 000 hectares. En tout, les fruits et légumes français représentent donc 530 000 hectares.


La filière fruits et légumes


La filière fruits et légumes, regroupant le frais et le transformé, est une filière diverse, dynamique et qualitative. Elle est constamment en recherche de productivité et de compétitivité, et fait donc preuve d’une expérimentation et innovation constante afin de faire face aux aléas climatiques, sanitaires, économiques et aux variations des comportements de consommation. Cette filière reste tout de même vulnérable puisque les produits premiers sont frais, fragiles et non stockables mais aussi car elle doit constamment s’adapter aux irrégularités de production et de consommation. Elle regroupe de nombreux métiers : producteurs, distributeurs, détaillants, transformateurs, expéditeurs, grossistes… Chaque maillon de la filière intervient sur la qualité́ finale du produit (de la production jusqu’à la distribution, y compris la restauration collective).


Ceux-ci sont regroupés à travers des interprofessions, ensemble de plusieurs acteurs économiques engagés dans une filière commune et ayant comme but d’agir pour l’intérêt commun de l’ensemble des membres. On retrouve :

  • Interprofessions des fruits et légumes frais (Interfel),

  • L’association nationale interprofessionnelle des fruits et légumes transformés (Anifelt),

  • Le comité interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT) pour la pomme de terre de consommation,

  • Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT) pour la pomme de terre destinée à la transformation.

Les producteurs peuvent également se regrouper en organisations de producteurs (OP) afin de bénéficier d’aides prévues dans le cadre de l’organisation commune de marché pour les Fruits et légumes. On recense environ 300 OP en France.


La qualité des produits


Enfin, les fruits et légumes des producteurs sont mis en valeur par des signes officiels de qualité :

  • L’appellation d’origine contrôlée (AOC) désigne un produit originaire d'un pays, d'une région ou encore d'une localité qui attribue la qualité et les caractéristiques de celui-ci.

  • L'Indication Géographique Protégée (IGP) place lui aussi un lien entre l’origine géographique et la qualité du produit.

  • Le Label Rouge démontre que l'aliment respecte des conditions de production ou de fabrication très spécifiques et avec un niveau de qualité supérieure aux autres produits similaires.

  • La Production Fruitière Intégrée (PFI) est une démarche qualité prônant « un système agricole de production d'aliments et autres produits de haute qualité, qui utilise des ressources et des mécanismes de régulation naturels pour remplacer des apports dommageables à l'environnement et qui assure à long terme une agriculture viable”.


Pour en savoir plus sur les labels des produits, n’hésitez pas à consulter cet article : Agriculture biologique, quelles règlementations ? .